Le changement climatique entraîne un changement de la carte des vents à haute altitude. Conséquences : des vols en avions plus longs, plus coûteux et plus polluants, d’après des chercheurs américains.

Kristopher Karnauskas et ses collègues ont étudié les données de vols de quatre compagnies aériennes, d’Hawaï à la côte ouest des États-Unis, entre 1995 et 2013. Ils ont constaté que l’évolution des vents à haute altitude, liée au changement climatique, avait des conséquences sur les temps de vols.

D’après leurs modèles prévisionnels, ces vols pourraient durer une minute de plus d’ici 2090. Pas grand-chose ? Si on considère que les quatre compagnies assurent chacune 6 vols par jour, cela revient à 133 heures de vols supplémentaires, 1,8 million de litres de fuel en plus, soit 1,3 million d’euros en plus et 4 600 tonnes supplémentaires de dioxyde de carbone (CO2) émises, tous les ans.

Ainsi, à l’échelle planétaire, les changements des vents pourraient entraîner chaque année :

+ 300 000 heures de vols

+ 2,75 millions d’euros en fuel

+ 10 millions de tonnes de COémises