Le constructeur automobile Lexus a révélé dans une vidéo son hoverboard bel et bien tangible et fonctionnel. Le principe de l’engin repose sur des supraconducteurs et des aimants repoussant la gravité. Les supraconducteurs devant être refroidis à une température de -321 °F (soit -196 °C), de l’azote liquide est utilisé. Il peut léviter aussi bien au-dessus de la terre que de l’eau, mais sous certaines conditions.

Si l’engin peut faire rêver, il faut néanmoins rester réaliste. Il ne peut fonctionner qu’au-dessus d’un rail composé d’aimants permanents. En d’autres termes, au-dessus de n’importe quelle route goudronnée ou chemin caillouteux, cet hoverboard n’est qu’une simple planche. Une planche très coûteuse et très technique, oui, mais juste une planche. Pour pouvoir se balader dans Paris en hoverboard, il faudrait alors placer un tracé aimanté sous le bitume des trottoirs de chaque allée, chaque rue, chaque avenue, chaque boulevard…

3 400

C’est le nombre de kilomètres de trottoirs parisiens à paver d’aimants pour pouvoir utiliser un hoverboard.

Le total en kilomètres des 6 290 voies publiques ou privées que Paris compte est égal à 1 700 km, soit 25 % de la superficie de la capitale. Si l’on souhaite circuler en hoverboard sur les trottoirs, il faut donc doubler ce chiffre. Une alternative serait de remplacer tous les rails du métro parisien pour les rendre compatibles avec l’engin, soit en tout 439,8 km. Bon courage.

L’hoverboard de Lexus semble peut-être tout beau tout propre tout fumant d’azote liquide, il n’apporte pas encore d’avancée décisive dans le milieu. Ce n’est pas aujourd’hui que l’on pourra se la jouer à la Marty McFly en utilisant notre hoverboard où bon nous semble. En attendant vous pouvez vous promener avec vos poches de jean retournées, après tout c’est la mode en 2015.