La loi sur la transition énergétique, adoptée au Parlement le 22 juillet, concerne, entre autres choses, l’obsolescence programmée et sa réglementation. Un signal fort au marché, mais qui reste quelque peu ambigu.

L’obsolescence programmée, ce n’est pas nouveau. Le principe : le fabricant d’un objet (quel qu’il soit) fait en sorte que, au bout de quelques années à peine, il tombe en panne, voire se casse et est, bien souvent, irréparable. Ce qui vous pousse, dans la majeure partie des cas, à racheter un produit neuf. Malin ? Malhonnête ! diront beaucoup de gens. Et la loi le dit aussi, depuis le 22 juillet.

2 ans de prison
+ 300 000 €

C’est la sanction prévue pour ce genre de délit.

Est-ce que cette loi va être applicable ou pas ? C’est ça la vraie question ! Il faudra prouver qu’il y a bien une action délibérée de la part du fabricant pour faire tomber en panne l’appareil et ça, ça risque d’être très difficile à appliquer.

C’est ce qu’affirmait, Benjamin Douriez, rédacteur en chef adjoint de 60 millions de consommateurs, au micro d’Europe1, en mars dernier, la veille du débat de la loi au Sénat.

L’obsolescence est certes un délit, la prouver pour punir les responsables n’est pas chose aisée, en raison du flou entourant sa définition. Décourageant pour les consommateurs, mais victoire pour les fabricants ? Pas si sûr. La France est pionnière en Europe quant à la régulation de l’obsolescence programmée et du gaspillage. D’autres pays tels que l’Espagne, la Belgique et l’Italie lui emboîtent le pas. C’est donc un signal fort qui est envoyé aux industriels, et cette législation pourrait bien être étoffée plus tard. #GameOn

De même, aujourd’hui, la tendance green fait que le consommateur n’a plus envie de jeter un bien au moindre souci, quelques mois ou années à peine après son achat. La lutte contre l’obsolescence pourrait ainsi devenir un très bon argument de vente. Plus de résistance, plus de performance, plus de compétitivité. #leclientestroi