Le président américain était en visite ce week-end au Kenya. Barack Obama en a profité pour voir sa famille, mais surtout pour tenir des discours forts sur l’état du pays.

La corruption gangrène ce pays depuis trop longtemps. Il faut changer les mentalités, du plus petit citoyen, jusqu’aux dirigeants.

Barack Obama a mis en valeur le potentiel économique du Kenya tout en rappelant la mauvaise réputation du pays qui occupe la 145e place (sur 175) du classement établi par l’ONG Transparency International. Le Kenya a pour principaux partenaires économiques l’Union européenne et les États-Unis, mais espère attirer d’autres investissements étrangers.

Le simple fait que quelque chose soit une tradition ne veut pas dire que c’est bien. Traiter les femmes comme des citoyens de seconde classe est une mauvaise tradition.

Le président américain a condamné les violences conjugales, les agressions sexuelles et les mutilations génitales que subissent encore les femmes au Kenya.

Nous serons à vos côtés dans la bataille contre le terrorisme, aussi longtemps que cela sera nécessaire.

Barack Obama a réaffirmé la coopération américaine avec le Kenya dans la lutte contre les Shebab, branche d’Al-Qaida en Somalie. Ces insurgés islamistes ont mené des attaques terroristes dans le pays depuis l’implication de l’armée kényane dans les forces de l’Union africaine. En septembre 2013, 67 personnes sont tuées dans l’attaque d’un centre commercial de Nairobi, le Westgate. En avril dernier, 148 personnes périssent dans l’attaque contre l’université de Garissa.

Je crois dans le principe de l’égalité de tous devant la loi, au fait que chaque mérite une même protection juridique et que l’État ne doit pas faire de discriminations envers quiconque du fait de son orientation sexuelle.

Barack Obama a exprimé son désaccord avec la politique menée par le gouvernement kényan et par le président Uhuru Kenyatta, qui condamne l’homosexualité par des peines pouvant aller jusqu’ à 14 ans de prison.

Petite touche joyeuse pour finir son voyage tout de même, Obama s’est livré à quelques pas de danse.