Abeilles et autres insectes pollinisateurs contribuent à 35 % du rendement agricole mondial et participent à près de 40 % de l’apport mondial de certains micronutriments essentiels à l’homme comme la vitamine A. Et s’ils disparaissaient ? Dr Samuel Myers a étudié les conséquences catastrophiques de ce scénario.

Publiée sur la revue médicale britannique The Lancet, l’analyse du chercheur de Boston fait froid dans le dos. Si ces petits animaux disparaissent totalement, l’approvisionnement mondial en fruits, noix et graines diminuera de 22,9 % et en légumes de 16,3 %. Cela entraînera des modifications alimentaires ayant des conséquences dramatiques :

1,42 million de morts par an

Le chercheur estime que la mortalité mondiale augmenterait de 2,7 % du fait de la disparition totale des pollinisateurs. En effet, cela favoriserait les diabètes, les maladies cardiaques, les AVC (accidents vasculaires cérébraux) et certains cancers (du poumon et de l’œsophage notamment).

De plus, ces modifications alimentaires augmenteraient la malnutrition. 71 millions de personnes supplémentaires auront des carences en vitamine A et 173 millions en folates (vitamines B9 et acide folique). Or ces micro-nutriments sont essentiels pour les enfants et les femmes enceintes, une carence pouvant entraîner la cécité, des malformations du système nerveux ou encore le développement de maladies infectieuses.

CC : GIF RÉALISÉ À PARTIR D’UNE VIDÉO YOUTUBE DE QWEN WAN POSTÉ SUR IMGUR