Ce dimanche, les Grecs se rendent aux urnes pour la troisième fois depuis le début de l’année. Les élections législatives semblent sans grands enjeux compte tenu de l’état des partis politiques grecs et de la pression des créanciers. 2e épisode : les forces en présence.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a tenu à mettre en garde les candidats aux élections législatives qui se tiendront le 20 septembre en Grèce :

Je veux que le programme soit respecté par tous les futurs gouvernements grecs.

En effet, depuis la signature du mémorandum le 19 août, 2e plan d’aide validé par l’Eurogroupe, la politique grecque est considérable limitée par les réformes imposées par les créanciers. Ainsi, le débat qui s’est tenu le 9 septembre entre les partis candidats aux législatives n’a pas été l’occasion de mobiliser les électeurs.

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Parmi les candidats, deux postulants principaux au poste de Premier ministre : Alexis Tsipras pour Syriza et Evangelos Meimarakis pour le parti de centre droit Nouvelle Démocratie.

Alexis Tsipras a déçu, mais se défend :

La Grèce a perdu une bataille, mais n’a pas perdu la guerre.

Malgré un mea culpa qui ne saurait convaincre, Alexis Tsipras reste favori, notamment chez les jeunes, qui ont vu dans Syriza une alternative aux partis, qui dominaient la politique grecque depuis 40 ans, que sont la Nouvelle Démocratie et le parti socialiste Pasok, vue comme l’ancienne élite emprunte de corruption.

Toutefois, un nouvel acteur pourrait changer la donne : le parti Unité populaire. Dirigé par Panayotis Lafazanis, il regroupe les dissidents de Syriza qui se sont détachés du parti de gauche radicale, ou plutôt de son leader en juillet après le référendum sur les mesures d’austérité exigées par les créanciers et la signature du mémorandum par Alexis Tsipras, malgré le non à 60 % au référendum. Ce nouveau parti, soutenu par l’ex-ministre des Finances Yanis Varoufakis serait désormais le 2e parti grec devant le parti néonazi.

Aube dorée devrait se maintenir autour de 6 % des sondages, à la 4place, alors que son leader Nikos Michaloliakos est de nouveau libre après 18 mois de détention provisoire pour son inculpation et celles d’autres membres du parti dans l’assassinat d’un militant antifasciste il y a deux ans à Athènes.