Cet été on regarde les grands classiques de la télévision française et on vous en fait le récap. Aujourd’hui c’est « Silence ça pousse », l’émission consacré au jardinage de France 5.

Générique : il dure une minute. Inspiré de la peinture sur soie, on voit des végétaux colorés pousser, des taches d’encre s’étaler. Musique douce, guitares. L’ambiance de ce clip appelle au calme et à la détente.

Chuuuut, ça commence.

Début de l’émission. Les présentateurs sont Noëlle Bréham et Stéphane Marie. Automne, le pantalon du présentateur est orange. Râteau à la main, ils sont dans le jardin, à quatre pattes ou en position baissée, il s’affairent. Ils ramassent même des châtaignes mises nonchalamment dans un chapeau.

Décor extérieur au sein même du jardin de la maison que Stéphane a hérité de son oncle à Saint-Pierre-d’Arthéglise, près de Barneville.

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1 h 41 — Elle, à propos de son panier plein de feuilles mortes : « Je vais me faire une décoction pour les cheveux avec les feuilles. »

Lui : « Ça va être beau »

Eux : « Bonjouuuuur »

Sommaire annoncé par une conversation : les bleuets myrtilles d’élevage, les plantes des rues 500 espèces différentes, les fruits et légumes dans les potagers des princes de Chantilly. Dernier sujet introduit par l’idée de fleurir les cimetières à la Toussaint. Elle aime s’y rendre pour découvrir toutes ces fleurs sur les tombes « c’est tellement joli » : le chrysanthème d’un chrysanthème.

On remarque entre-temps que Stéphane a fait tomber le chapeau plein de châtaignes. La séquence a été conservée ainsi à la postproduction. Il semble maladroit.

2 h 52 — Premier sujet. Elle : « Qu’est devenue la grande plate-bande que tu avais installée devant la maison de Véronique, il y a quelques années ? » c’est le reportage « Pas de panique ».

Changement de décor, on découvre Stéphane avec une veste de costume aux coudes renforcés et une besace en cuir foncé. Il porte un béret et des lunettes de soleil aviateur.

3 h — Il court et trébuche. Il est maladroit.

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Véronique l’attend dans son « havre de paix », une maison qu’elle a rénovée. On se rend alors compte qu’on est en fait dans un come-back puisqu’elle lui explique son besoin de décor jardin. Il sort des dizaines de crayons de son sac et un bloc à dessin, façon architecte. On apprendra dans le générique de fin que l’émission est sponsorisée par Tombow, une marque de feutres.

Accélération, on arrive rapidement au résultat final, à suivre…

7:20 — Retour à l’époque actuelle dans le décor jardin. Parapluie gay friendly pour elle. Lui, il récolte des céleris pendant qu’elle le regarde. Il a une façon de parler assez énergique, presque énervée, mais efficace.

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Ils vont à l’intérieur pour nous donner des conseils quant à la conservation de ces radis fraîchement cueillis, sans utiliser un frigo. Noëlle reste encore et toujours observatrice. Elle propose son aide, il ne relève pas. « On pourra manger ces radis en gratin, etc, puisque nous sommes des bons cuisiniers » déclare Stéphane.

10:53Second sujet. Un homme en short, accroupi dans la forêt nous dit qu’on ne peut pas cultiver la myrtille sauvage. Il faut donc choisir le bleuet.

Mise en situation. Chaque fois qu’il parle, il est en train de ramasser des baies, s’occuper des plantes, pour la plupart du temps accroupi, baissé parmi les plantes. Il va nous présenter son ami Roland, passionné de bleuets. Fin du reportage : ils dégustent une tarte au bleuet. Miam !

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14:42 — Retour « plateau » sur une musique dynamique. Stéphane inscrit un nom latin de plante sur une petite ardoise.

Elle : « Et voici mesdames et messieurs en première mondial, une fougère salade » o_O

C’est parti pour un tuto rempotage de cette plante que Stéphane définit comme une grosse mémère. Pendant qu’il s’affaire, Noëlle parle à la plante : « T’inquiète pas, ça va bien se passer ».

18:37 — Nouveau sujet, les plantes des villes qui s’installent dans les interstices des trottoirs. Un homme avec des lunettes et une chemise bleu ciel à manche courte parcourt des trottoirs pour chercher des plantes à étudier. Exemple de plante grasse qu’il déniche : le bourre pied. En France, 20 % des plantes qui peuplent nos trottoirs sont des plantes des tropiques. La loi interdit de désherber chimiquement nos trottoirs.

23:07 — Dans ce reportage, on découvre des taggers herboristes. Un groupe de passionnés parcourent les villes et écrit le nom des plantes à même le sol. « Quand une chose est nommée, elle est reconnue ».

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25:19 — Retour plateau. À présent, les présentateurs vont parler d’une plante qui pendouille.

Lui : « Ahhh !! Bien sûr qu’elle pendouille ». Il est gentil, mais un peu agressif quand même. Il explique et définit la plante ainsi que la manière de l’entretenir.

On remarque qu’il a une trace sur son pantalon (il est sûrement tombé sur les fesses entre deux prises).

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26:32 — Nouveau reportage : le potager des princes à Chantilly. Stéphane est l’interviewer. Contexte vestimentaire, il s’est habillé pour l’occasion, chemise blanche à motifs oiseaux, pull bleu sur les épaules, ceinture rouge et pantalon chino.

Le jardinier interviewée fait preuve de sagesse : « Il faut s’adapter à la terre et ne pas forcer la terre à s’adapter aux plantations » a; « La beauté perdurera même quand les jardiniers ne seront plus là, les plantes pouvant vivre très longtemps. »

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32:24 — Retour sur fond de musique électro. « Bonjour Robert, vous êtes président de la société française des chrysanthèmistes qui existe depuis 1896 ».

Qu’est-ce que c’est ? C’est le sujet de l’interview. On apprend des tas de choses intéressantes sur le travail et les variétés de chrysanthèmes créés.

Noëlle recentre le débat pour les spectateurs : « Je vais peut-être vous choquer, mais, c’est quoi un chrysanthème ? » (bien vu)

Interview en extérieur, au soleil. Noëlle a les cheveux au vent.

37:13 — Retour sur les plates bandes de Véronique. Enfin ! Alors ?

Voix off : « Stéphane s’est excité sur la cloche de Véronique avant ses plates-bandes ».

Nouveau flash-back sur la construction. On remarque que Stéphane aime les classiques de la mode. Il porte des chaussures Dr Martens, l’édition rouge cerise des montantes à 8 trous datant de 1960.

Ils ont planté une graminée qui s’appelle un pennisetum « Woahou c’est magnifique. » Fin du flash-back.

Quelques années après, « Le temps s’est écoulé, huit saisons sont passées ». Après plusieurs gros plans sur des fleurs, Stéphane et Véroniques sortent de la maison. Il porte un blazer orange sur lequel se trouve un badge et des renforts coude marrons, ainsi qu’une chemise blanche. Les renforts coudes sont un élément que porte tout le temps Stéphane.

Bilan de Véronique, elle cherche ses mots parfois « Dodo… dodo… dodonéen ». Il aidera à réajuster le jardin sans se changer. Le jardinage en chemise blanche ne lui fait pas peur.

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Si vous voulez que Stéphane vienne chez vous, inscrivez-vous en « pianotant » france5.fr

À présent, les présentateurs nous proposent des activités :

Le 9 novembre dans le Loir-et-Cher pour un concours de soupe dans les parcs et jardin du Plessis Sasnière. C’est très amusant. Et en Haute-Garonne, à Pibrac : Festi Jardin, une fête des plantes.

4:18 — La chronique culture pour se rappeler que, « Quand on ne jardine pas ou qu’on ne cuisine pas non plus, on peut lire. »

Premier livre, le guide des plus beaux arbres de Paris & d’Île-de-France de Georges Feterman : vous devez l’avoir, que vous soyez parisien ou non.

Deuxième livre introduit par une anecdote de Stéphane : « Il y a quelques années, j’étais sur un chantier, un maçon vient me voir et me dit… Je voudrais offrir un livre sur les camélias à mon épouse » contexte étrange. Il a séché et ne savais pas quoi lui proposer, mais ce livre existe à présent : Camélias de Tomas et Olivier Roué.

La semaine prochaine : paysages culturels (une révolution pour Stéphane)  a; les jardins du château de Barberey à Troie  a; et enfin, pas de panique à l’hôpital psychiatrique d’Annecy où les patients ont aidé Stéphane à redécorer le jardin.

Générique de fin, tout aussi calme. On est détendus. Remerciements générique pour Tombow (les feutres qui ont servi au dessin dans le sujet « pas de panique ») et les vêtements Aigle.

Dans l’émission, les musiques de fond étaient de Phoenix, Fauve et Alt-J.