« From piss to pilsner » : c’est l’initiative du festival danois Roskilde ayant eu lieu du 27 juin au 4 juillet. Près de 100 000 festivaliers chaque année. 25 000 litres d’urine chaque année. Un impact négatif sur l’environnement local chaque année. Mais ça, c’était avant.

L’idée est simple : récolter les 25 000 litres d’urine des 100 000 festivaliers, pour en faire de l’engrais. Celui-ci est ensuite utilisé dans les champs d’orge servant à produire la bière servie au festival. Comment effectuer cette opération ? À l’aide d’immenses urinoirs disposés aux quatre coins du site du festival. Ces urinoirs n’étaient en aucun cas exclusifs aux hommes, les femmes pouvaient participer à l’opération grâce à de petits entonnoirs en carton.

Urinois au festival de Roskilde pour l'opération "from piss to pilsner"
Tout commence à l’urinoir, pour finir au fût CC – Flickr

Leif Neilsen, du Conseil danois sur l’agriculture et la nourriture (DAFC), rapporte au The Guardian les paroles suivantes :

Il s’agit de changer notre approche des déchets : plutôt que d’être un fardeau, ils seront une ressource. Aujourd’hui, l’énorme quantité d’urine produite durant les festivals a un impact négatif sur l’environnement et sur le système d’égoûts. Le beercycling va permettre de transformer ces litres d’urine en une ressource.

La bière produite grâce à cet engrais naturel pourra être dégustée par les festivaliers lors de l’édition de 2017, bouclant ainsi la boucle. Un engrais naturel, fait à partir d’un besoin naturel et qui peut éviter de lourds problèmes à l’environnement. That’s a win !