Dans le dernier épisode, Donald Trump voulait faire payer les Mexicains pour faire construire un mur le long de frontière américano-mexicaine, interdire l’accès de son parcours de golf aux employés d’Univision, tout en balançant des propos hasardeux sur le viol des émigrés. Après avoir perdu quelques partenariats d’affaires, il avait réussi à gagner des points dans les sondages. On revient sur l’attitude choc du businessman, qui n’en finit plus de troller la campagne présidentielle américaine.

Trump vs McCain

Le 18 juillet, en meeting dans l’Iowa, Donald Trump a dénigré le passé d’ancien combattant de John McCain, sénateur de l’Arizona et ex-pilote de la marine de guerre des États-Unis, fait prisonnier pendant plus de cinq ans, lors de la guerre du Vietnam.

Ce n’est pas un héros de guerre. C’est un héros de guerre parce qu’il a été capturé. J’aime les gens qui n’ont pas été capturés, je suis désolé de vous le dire, ok ? (…) Et surtout, je dis la vérité, il a fini dernier de sa promotion. Personne ne le sait, mais il a fini dernier ou avant-dernier, et ça l’a énervé, pourquoi ? Parce que je dis la vérité ?

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Trump vs Graham

Lors d’un meeting en Caroline du Sud, le 21 juillet, le milliardaire attaque le sénateur et adversaire à l’investiture républicaine, Lindsey Graham, le traitant de mendiant avant de balancer le numéro de téléphone personnel de ce dernier.

Il y a ce type, Lindsey Graham, un poids plume total. C’est quelqu’un qui dans le secteur privé ne pourrait jamais se faire embaucher, croyez-moi. Il ne pourrait pas trouver de travail. Il ne pourrait pas faire ce que vous avez fait, vous qui êtes retraités et riches. Il ne serait pas riche, il serait pauvre

La réponse de Graham ne se fait pas attendre : une vidéo humoristique postée sur YouTube et intitulée « Comment détruire son téléphone portable avec Lindsey Graham ? », montre le sénateur s’acharner sur son téléphone qu’il écrase avec une brique, brûle au barbecue, frappe avec un club de golf, et coupe au couteau de boucher. Ambiance.

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Trump vs les médias

Dans un document de 92 pages, que tous les candidats à la présidentielle doivent remplir, le milliardaire a détaillé sa fortune. Hôtels, immeubles, terrains de golf, droits du concours Miss Univers, il situe son capital à 9 milliards de dollars. Une somme qui ne dépasserait pas les 4,1 milliards, selon le magazine Forbes. #mytho

Quartz a saisi l’occasion pour compter le nombre d’entités qui portent son nom. Au total c’est 268 sur 515 entités où il apparaît dans l’exécutif en tant que PDG, directeur et vice-président. Trump par-ci, Trump par-là.

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Trump vs les latinos

En visite à l’aéroport international de Laredo, ville à 95 % « latino » et proche de la frontière mexicaine, Donald Trump a donné une brève conférence de presse le temps de déclarer qu’il aimait (finalement) les Latino-Américains et qu’il gagnerait le vote de la population hispanique face à Hillary Clinton.

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Trump vs Hillary

Je suis républicain, je suis conservateur. Je suis en tête, de beaucoup, selon les sondages. Je veux me présenter comme républicain, je pense que j’obtiendrai la nomination (…) La meilleure façon de gagner est que j’aie la nomination, et que je sois opposé probablement à Hillary (Clinton). Elle a été la pire secrétaire d’État de l’histoire de notre pays, elle sera battue et je suis celui qui peut la battre

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Trump vs les Républicains

Cette candidature excentrique ne risque-t-elle pas de s’essouffler à long terme ? C’est, en tout cas, ce qu’espère le camp républicain, qui risque de s’empêtrer dans une longue bataille interne. Et pour cause, un peu plus d’un mois après l’annonce de sa candidature, le magnat des affaires fait la course en tête et creuse l’écart dans les sondages (24 %) devant les candidats favoris : Jeb Bush (13 %), Scott Walker (11 %) et Marco Rubio (9 %). Donald Trump est tout puissant. Trump bless America.

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